Mars impressionniste
6
Des buses planent sur les vagues d'air ;
Je m'enivre de l'odeur de boue de rivière,
Du parfum sucré des haies blanches;
Un héron surpris s'envole, gris cendré,
Vent d'Oural et terres glacées.
Le coeur a froid en ces temps de solitude,
L'âme peine à se réchauffer;
Qu'il est difficile, parfois,
De voir la beauté de ce monde.
Pourtant, tout éclate partout ;
La force de la terre pousse mes pieds,
Aiglesse, je glisse dans un courant ascendant,
Brise sur les ailes immenses,
Je dépasse les buses, le héron,
Traverse la Sibérie, plumes givrées ;
Je flotte au-dessus des nuages;
Un instant, à la lisière de Dieu.
Descente ultra rapide sur Bach,
Échouage dans les vapeurs de vin chaud,
De cannelle, oranges et pruneaux,
La grive chante sur le piano de Gould.
Impressions extatiques.
Je m'enivre de l'odeur de boue de rivière,
Du parfum sucré des haies blanches;
Un héron surpris s'envole, gris cendré,
Vent d'Oural et terres glacées.
Le coeur a froid en ces temps de solitude,
L'âme peine à se réchauffer;
Qu'il est difficile, parfois,
De voir la beauté de ce monde.
Pourtant, tout éclate partout ;
La force de la terre pousse mes pieds,
Aiglesse, je glisse dans un courant ascendant,
Brise sur les ailes immenses,
Je dépasse les buses, le héron,
Traverse la Sibérie, plumes givrées ;
Je flotte au-dessus des nuages;
Un instant, à la lisière de Dieu.
Descente ultra rapide sur Bach,
Échouage dans les vapeurs de vin chaud,
De cannelle, oranges et pruneaux,
La grive chante sur le piano de Gould.
Impressions extatiques.
