La voix
3
Bien sûr, je me souviens de ton petit minois,
De tes yeux pétillants, souriants et mobiles
Dont le miroitement accompagnait parfois
Tes prises de parole attendues et habiles.
Bien sûr, je me souviens de tes cheveux dorés
Rompus à capturer brillamment la lumière
Même dans la torpeur de ces soirs égarés
Qui nous ont rassemblés au sein de leur ornière.
Bien sûr, je me souviens du dessin raffiné
Que l'on pouvait prêter à ton corps, ma jolie,
Malgré ce qu'il fallait sur nous agglutiner
De couches pour braver cet hiver de folie.
Bien sûr, je me souviens de ton pas décidé,
Du claquement rythmé de tes noires bottines
Sur lesquelles, pour moi, peut-être, en loucedé,
Ma petite souris, encore tu trottines.
Mais je garde surtout le précieux souvenir
De ta voix chaleureuse et de sa tessiture
Qui avait le pouvoir étrange de fournir
A tes propos sensés une belle facture.
De tes yeux pétillants, souriants et mobiles
Dont le miroitement accompagnait parfois
Tes prises de parole attendues et habiles.
Bien sûr, je me souviens de tes cheveux dorés
Rompus à capturer brillamment la lumière
Même dans la torpeur de ces soirs égarés
Qui nous ont rassemblés au sein de leur ornière.
Bien sûr, je me souviens du dessin raffiné
Que l'on pouvait prêter à ton corps, ma jolie,
Malgré ce qu'il fallait sur nous agglutiner
De couches pour braver cet hiver de folie.
Bien sûr, je me souviens de ton pas décidé,
Du claquement rythmé de tes noires bottines
Sur lesquelles, pour moi, peut-être, en loucedé,
Ma petite souris, encore tu trottines.
Mais je garde surtout le précieux souvenir
De ta voix chaleureuse et de sa tessiture
Qui avait le pouvoir étrange de fournir
A tes propos sensés une belle facture.
