Phénix insomniaque
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En tout poète veille et sommeille un vrai paon,
On l'entend de fort loin quand soudain il paonne.
Son chant, jamais celui ne sera de Craonne,
Car il est, ça c'est sûr, le roi de tous les... faons !
De tout fantoche il est le plus grand, le plus beau
Et c'est bien pour cela que chacun lui pardonne.
Il marche comme on boite et ne danse chaconne ;
Auguste, il a le port du Prince des barbots.
Par ses multiples yeux, dévoilés sur sa roue,
Du charme il ne voit rien quand soudain fanfaronne.
Il n'entend rien, non plus, de tous ceux qui maronnent
Attendant que le bel, en fin, plus ne s'ébroue.
Sans même aucun laurier, il en est qui s'allument
Comme lui, convaincus d'être des multi-plumes.
On l'entend de fort loin quand soudain il paonne.
Son chant, jamais celui ne sera de Craonne,
Car il est, ça c'est sûr, le roi de tous les... faons !
De tout fantoche il est le plus grand, le plus beau
Et c'est bien pour cela que chacun lui pardonne.
Il marche comme on boite et ne danse chaconne ;
Auguste, il a le port du Prince des barbots.
Par ses multiples yeux, dévoilés sur sa roue,
Du charme il ne voit rien quand soudain fanfaronne.
Il n'entend rien, non plus, de tous ceux qui maronnent
Attendant que le bel, en fin, plus ne s'ébroue.
Sans même aucun laurier, il en est qui s'allument
Comme lui, convaincus d'être des multi-plumes.
©JIM
