Tous les chagrins
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Tous les chagrins de la vie
Se tiennent en embuscade
La nuit même est sans répit :
Ils surgissent en cascade
Fondent sur nous, sur nos rêves
N’y aura t’il une trêve
Un respir, une accalmie
Pour les chagrins de la vie ?
L’aube grise précipite
Sur nos cerveaux engourdis
Leurs cadavres qui s’agitent
Leurs rancœurs et leurs non-dits
Un travail alors s’impose
Pour échapper à leurs cris
Convoquer l’odeur des roses
Et les oiseaux dans leurs nids
Chaque jour qui passe est une lutte sans merci contre les idées noires ! Luttons !
