Quelques pas dans le couloir
Quelques pas dans le couloir,
l’écho lointain du parloir
Se déplace avec le son
cliquetis du trousseau du maton
La démarche lente,
les chaussures traînantes.
L’ouverture du volet de la porte
sa face grasse encadrée de la sorte
Et le parcours de son regard louche
traverse l’espace comme une mouche
Une lumière un peu terne
qui s’efface quand il ferme.
Je parcours le décor hideux
des murs d’un vieux vert huileux
Par endroits graffités
la couverture sur le lit, mitée,
La table bancale dont j’ai hérité
le formica de ses coins, effrité
Et mes poèmes qui s’empilent
peut-être bientôt, mille…
- Grand bien me fasse -
le long du temps qui passe…
Ajoutons , la vieille chaise en fer
trois livres sur l’ étagère
Pour décrire l’austère
de mon univers.
La fenêtre carrée du troisième étage
a pour avantage
D’avoir une vue panoramique
sur les arbres rachitiques
Et l’herbe pelée
derrière les barbelés
Puis les miradors
s’ajoutent au décor
Au coin j’ai la vue
sur une avenue
Un peu à l’écart
Du quartier d’la gare
Un quartier hostile
du nord de la ville ---
Les barreaux s’enlacent
y a des bras qui passent
A travers l’acier
du pénitencier
Des mains aux grillages
exposées en rage
Qui demandent conseil
aux rayons du soleil
S’accrochent à un ailleurs
qu’on voudrait meilleur ---
Pauvres garde-mangers
il y a des rangées
De sacs plastiques blancs
ballotés par le vent
On dirait que, des cellules
s’échappent des bulles
De la monotonie, du morne
et de l’uniforme
Et quelques gardiens
promènent leurs chiens
Quartier artificiel
qui grillage le ciel
Quartier d’sécurité
tu l’as bien mérité !
Pendant que les heures agacent
se retournent et prélassent
Je suis égaré
dans quatre mètres- carrés
Etant dans mes chaînes
à purger ma peine
Le temps s’est entêté
et semble s’arrêter
En étant à l’ombre
à broyer du sombre
Bientôt trois années
assis à ruminer
Elucubrations, divagations
à chaque occasion
En avant toute !
pendant que les gouttes
De cette satanée fuite
dessinent et délimitent
Comme une sorte d’Afrique
géographie maléfique
Un contour sordide
tout autant humide
Glissant sous la cloison
en rêves d’évasion…
l’écho lointain du parloir
Se déplace avec le son
cliquetis du trousseau du maton
La démarche lente,
les chaussures traînantes.
L’ouverture du volet de la porte
sa face grasse encadrée de la sorte
Et le parcours de son regard louche
traverse l’espace comme une mouche
Une lumière un peu terne
qui s’efface quand il ferme.
Je parcours le décor hideux
des murs d’un vieux vert huileux
Par endroits graffités
la couverture sur le lit, mitée,
La table bancale dont j’ai hérité
le formica de ses coins, effrité
Et mes poèmes qui s’empilent
peut-être bientôt, mille…
- Grand bien me fasse -
le long du temps qui passe…
Ajoutons , la vieille chaise en fer
trois livres sur l’ étagère
Pour décrire l’austère
de mon univers.
La fenêtre carrée du troisième étage
a pour avantage
D’avoir une vue panoramique
sur les arbres rachitiques
Et l’herbe pelée
derrière les barbelés
Puis les miradors
s’ajoutent au décor
Au coin j’ai la vue
sur une avenue
Un peu à l’écart
Du quartier d’la gare
Un quartier hostile
du nord de la ville ---
Les barreaux s’enlacent
y a des bras qui passent
A travers l’acier
du pénitencier
Des mains aux grillages
exposées en rage
Qui demandent conseil
aux rayons du soleil
S’accrochent à un ailleurs
qu’on voudrait meilleur ---
Pauvres garde-mangers
il y a des rangées
De sacs plastiques blancs
ballotés par le vent
On dirait que, des cellules
s’échappent des bulles
De la monotonie, du morne
et de l’uniforme
Et quelques gardiens
promènent leurs chiens
Quartier artificiel
qui grillage le ciel
Quartier d’sécurité
tu l’as bien mérité !
Pendant que les heures agacent
se retournent et prélassent
Je suis égaré
dans quatre mètres- carrés
Etant dans mes chaînes
à purger ma peine
Le temps s’est entêté
et semble s’arrêter
En étant à l’ombre
à broyer du sombre
Bientôt trois années
assis à ruminer
Elucubrations, divagations
à chaque occasion
En avant toute !
pendant que les gouttes
De cette satanée fuite
dessinent et délimitent
Comme une sorte d’Afrique
géographie maléfique
Un contour sordide
tout autant humide
Glissant sous la cloison
en rêves d’évasion…
