Poème pour Nadera
7
Zadjal
Où es-tu Nadera, petite amie d’enfance,
Perdue de vue au seuil de notre adolescence ?
Nous allions à l’école la main dans la main
Sans savoir que la guerre en ton pays lointain
Fût la raison qui fit se croiser nos chemins,
Ta famille avait fui vers notre douce France.
Grande fut ma surprise quand tu me contas
Que vivaient chez toi deux mamans et un papa,
Et que votre Bon Dieu avait pour nom Allah,
Nous prîmes lors conscience de nos différences.
Tu allais tête nue, le visage encadré
De longs cheveux châtains soigneusement nattés
Qu’il te fallut cacher quand vint la puberté,
Déjà se terminait l’heur de l’insouciance.
Promise en mariage à un riche parent
Alors que tu avais à peine quatorze ans
Jamais tu ne revins t’asseoir sur notre banc.
Une photo de classe est seule souvenance.
Où es-tu Nadera, petite amie d’enfance,
Perdue de vue au seuil de notre adolescence ?
Nous allions à l’école la main dans la main
Sans savoir que la guerre en ton pays lointain
Fût la raison qui fit se croiser nos chemins,
Ta famille avait fui vers notre douce France.
Grande fut ma surprise quand tu me contas
Que vivaient chez toi deux mamans et un papa,
Et que votre Bon Dieu avait pour nom Allah,
Nous prîmes lors conscience de nos différences.
Tu allais tête nue, le visage encadré
De longs cheveux châtains soigneusement nattés
Qu’il te fallut cacher quand vint la puberté,
Déjà se terminait l’heur de l’insouciance.
Promise en mariage à un riche parent
Alors que tu avais à peine quatorze ans
Jamais tu ne revins t’asseoir sur notre banc.
Une photo de classe est seule souvenance.
