Le Fer velours
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Ce matin la main de fer m’a déposé un cancer.
Posé comme une offrande sur mon cœur, il brillait comme tes yeux à la première valse.
Ce soir le gant de velours me rappelle, que j’étais belle et fière.
Autour de nous je tourne, je tombe, ivre de ce souvenir dévorant de promesses.
Ce matin la main de fer m’a apporté l’hiver.
Dans son étreinte gelée, son souffle sur ma nuque me tort et me broie.
Ce soir le gant de velours me rappelle le feu et la fièvre, de tes mains sur moi.
Dans cette pièce blanche où je fonds, je te perds et j’espère.
Ce matin la main de fer m’a récité une prière.
La prière inutile, qui embaume mon cœur et enrubanne mon jour.
Ce soir le gant de velours me rappelle à notre amour.
Dans mille éclats de nous je m’endors, bercée par les vers de la terre.
Posé comme une offrande sur mon cœur, il brillait comme tes yeux à la première valse.
Ce soir le gant de velours me rappelle, que j’étais belle et fière.
Autour de nous je tourne, je tombe, ivre de ce souvenir dévorant de promesses.
Ce matin la main de fer m’a apporté l’hiver.
Dans son étreinte gelée, son souffle sur ma nuque me tort et me broie.
Ce soir le gant de velours me rappelle le feu et la fièvre, de tes mains sur moi.
Dans cette pièce blanche où je fonds, je te perds et j’espère.
Ce matin la main de fer m’a récité une prière.
La prière inutile, qui embaume mon cœur et enrubanne mon jour.
Ce soir le gant de velours me rappelle à notre amour.
Dans mille éclats de nous je m’endors, bercée par les vers de la terre.
