Troubadour ou Libertin...?
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Vous voilà bien Auguste Aimable Troubadour,
Allons, d’un pas soudé, sur les bords de l’Adour!
Je vous sais, mon Ami, peu disjoint de vos basques,
Très féru de pelote et si fier de vos frasques.
Venez sans coup férir me paraître moins gourd !
On vous dit fort disert pour nous parler d’Amour,
Toujours prêt à servir la personne glamour.
A côté de ces gens qui me semblent trop flasques
Vous voilà bien Auguste !
- Vous me dites ces mots en scrutant l’alentour
- Pour qu’aucun autre cœur ne vous vole le tour !
Que craignez-vous soudain ? Que des gens très fantasques
Aient prévu de m’aimer protégés par leurs masques ?
Autrefois plus alerte, aujourd’hui moins vautour,
Vous voilà bien Auguste !
Allons, d’un pas soudé, sur les bords de l’Adour!
Je vous sais, mon Ami, peu disjoint de vos basques,
Très féru de pelote et si fier de vos frasques.
Venez sans coup férir me paraître moins gourd !
On vous dit fort disert pour nous parler d’Amour,
Toujours prêt à servir la personne glamour.
A côté de ces gens qui me semblent trop flasques
Vous voilà bien Auguste !
- Vous me dites ces mots en scrutant l’alentour
- Pour qu’aucun autre cœur ne vous vole le tour !
Que craignez-vous soudain ? Que des gens très fantasques
Aient prévu de m’aimer protégés par leurs masques ?
Autrefois plus alerte, aujourd’hui moins vautour,
Vous voilà bien Auguste !
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Fut-il plus douce nuit que celle du ruisseau
Où nous allâmes fiers offenser la coutume ?
« Ne va jamais au bord pour montrer ton cuisseau »
Enseigne le Parent qui s’exprime en costume.
« Personne d’éduqué n’expose son trousseau ! »
Qui veut donc provoquer tant et plus d’amertume
En bridant, sans grand cœur, un frêle jouvenceau ?
En bravant le Sénat, sans nous prendre un bon rhume :
Fut-il plus douce nuit ?
Or quand s’en vint le jour, des cognes en faisceau
Sortirent de leur poche un seyant porte-plume.
« Voyez donc jeunes gens, avec ce beau pinceau,
Nous allons vous frapper un procès sans enclume.
Malgré cette anicroche au sortir du berceau
Fut-il plus douce nuit ?
Fut-il plus douce nuit que celle du ruisseau
Où nous allâmes fiers offenser la coutume ?
« Ne va jamais au bord pour montrer ton cuisseau »
Enseigne le Parent qui s’exprime en costume.
« Personne d’éduqué n’expose son trousseau ! »
Qui veut donc provoquer tant et plus d’amertume
En bridant, sans grand cœur, un frêle jouvenceau ?
En bravant le Sénat, sans nous prendre un bon rhume :
Fut-il plus douce nuit ?
Or quand s’en vint le jour, des cognes en faisceau
Sortirent de leur poche un seyant porte-plume.
« Voyez donc jeunes gens, avec ce beau pinceau,
Nous allons vous frapper un procès sans enclume.
Malgré cette anicroche au sortir du berceau
Fut-il plus douce nuit ?
