La connue
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Qui es-tu, toi, qui vampes et séduis, et laisses
Comme si du combat, qui fut longtemps mené,
Contre autant la bêtise, et tous ses mots qui blessent,
Que d'aucune victoire un matin serait né ?
Qui es-tu, toi, Soleil qui levais mes journées
Et faisais, dans le ciel dénué de couleurs,
Clignoter le futur dans son champ étoilé,
Qui es-tu, toi, qui de mon sang fus le voleur ?
Qui es-tu, lors que, prêt de t'apporter la Lune,
Tu préféras tourner vers le terne tes yeux,
Goûter à l'insipide au lieu de la fortune,
Enflammer, non ton cœur, mais le juste milieu ?
Toi, qui luttais contre le gouffre et son ennui,
Quelles sont les douceurs qui enchâlent tes nuits ?
Comme si du combat, qui fut longtemps mené,
Contre autant la bêtise, et tous ses mots qui blessent,
Que d'aucune victoire un matin serait né ?
Qui es-tu, toi, Soleil qui levais mes journées
Et faisais, dans le ciel dénué de couleurs,
Clignoter le futur dans son champ étoilé,
Qui es-tu, toi, qui de mon sang fus le voleur ?
Qui es-tu, lors que, prêt de t'apporter la Lune,
Tu préféras tourner vers le terne tes yeux,
Goûter à l'insipide au lieu de la fortune,
Enflammer, non ton cœur, mais le juste milieu ?
Toi, qui luttais contre le gouffre et son ennui,
Quelles sont les douceurs qui enchâlent tes nuits ?
Enchâler : néologisme, envelopper d'un châle.
©Persona
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