Saison nouvelle.
2
D’un scintillement fragile attiser la lueur,
Quand le cœur endurci redoute les matins
Comme une persienne usée qu’on aurait laissée close.
Oser encore, douter, revenir à la source,
Qu’on avait cru tarie à force de silence.
Faire place à l’automne, oublier le printemps,
Dont les fausses promesses ont terni le souvenir.
Contempler, sans languir, le soir qui s’allonge
Et les branches de l’arbre qui ne cesse de croître.
Et quand l’ennui, stérile, entremêle les jours,
Convoquer l’amitié qui assemble les âges.
Quand le cœur endurci redoute les matins
Comme une persienne usée qu’on aurait laissée close.
Oser encore, douter, revenir à la source,
Qu’on avait cru tarie à force de silence.
Faire place à l’automne, oublier le printemps,
Dont les fausses promesses ont terni le souvenir.
Contempler, sans languir, le soir qui s’allonge
Et les branches de l’arbre qui ne cesse de croître.
Et quand l’ennui, stérile, entremêle les jours,
Convoquer l’amitié qui assemble les âges.
