Chien de pestilence
Dans un chenil en errance,
Il hurle, il offense !
L’ardeur d'un soleil trompeur
Darde sa douleur
Dans ce réduit de malheur.
Au matin frisquet,
Sa queue, tel un freluquet,
Branle au vent coquet.
La sueur de ses humeurs
Répand des odeurs
Qui ne sentent pas les fleurs.
Il urine, il crotte
À courir la galipote.
Cabot de chiotte !
Par bonheur, un vent rêveur
Rafraîchit son cœur
Dans sa chair nue de jappeur.
