Malgré la solitude
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Il reste encore bouche ouverte
Devant la grâce d’une fleur,
Son jardin lustré d’herbe verte,
Les accords d’un oiseau siffleur.
Le Vieux aime encore la vie,
Malgré son pas qu’à présent freine
Son dos souvent endolori
Par les besognes quotidiennes.
Il faut le voir bien attentif
Manier la poignée de sa scie,
Coupant à petits gestes vifs
Le bois qui chauffera ses nuits
Ou lever délicatement
Le battant de son pigeonnier
Le cœur léger et sifflotant
En appelant ses protégés.
Le soir quand pèse son corps d’homme
Il reprend là ou fut laissée
Sa lecture de ces saints psaumes
Qui l’inclinent à méditer.
Parfois un vieux bonheur l’inonde,
Se souvenant de l’ancien temps,
De ses chères frimousses blondes
Aujourd’hui devenues parents,
De cette femme aux yeux si tendres
Qui fut l’épouse d’une vie
Qu’il lui semble toujours entendre
Quand gonfle sa mélancolie.
Mais le soleil, bas lumignon,
Répandant l’aurore sur Terre
Le délivre de la chanson
Qui trop jouée, devient amère.
Le voilà déjà au jardin,
Rendez-vous de la matinée,
Quelques tomates à la main
Son regard sur l’aube posée.
De nuages roses au front
Dont il ne prend pas l’habitude,
Le Vieux savoure l’horizon,
Heureux, malgré la solitude.
Devant la grâce d’une fleur,
Son jardin lustré d’herbe verte,
Les accords d’un oiseau siffleur.
Le Vieux aime encore la vie,
Malgré son pas qu’à présent freine
Son dos souvent endolori
Par les besognes quotidiennes.
Il faut le voir bien attentif
Manier la poignée de sa scie,
Coupant à petits gestes vifs
Le bois qui chauffera ses nuits
Ou lever délicatement
Le battant de son pigeonnier
Le cœur léger et sifflotant
En appelant ses protégés.
Le soir quand pèse son corps d’homme
Il reprend là ou fut laissée
Sa lecture de ces saints psaumes
Qui l’inclinent à méditer.
Parfois un vieux bonheur l’inonde,
Se souvenant de l’ancien temps,
De ses chères frimousses blondes
Aujourd’hui devenues parents,
De cette femme aux yeux si tendres
Qui fut l’épouse d’une vie
Qu’il lui semble toujours entendre
Quand gonfle sa mélancolie.
Mais le soleil, bas lumignon,
Répandant l’aurore sur Terre
Le délivre de la chanson
Qui trop jouée, devient amère.
Le voilà déjà au jardin,
Rendez-vous de la matinée,
Quelques tomates à la main
Son regard sur l’aube posée.
De nuages roses au front
Dont il ne prend pas l’habitude,
Le Vieux savoure l’horizon,
Heureux, malgré la solitude.
