Il peignait des noix sur sa toile
Et des kiwis à ses côtés,
Une carambole en étoile
Et des litchis bien picotés.
Des fruits reposaient sur un vase
En verre fin de Murano
Près d’une théière grivoise
D’une couleur solférino.
Le temps fond sur la plage
Au gré des sabliers
Des béquilles usées
Soutiennent son vieil âge.
Maintenant sur la mer
Comme des papillons
Voguent les pavillons
De son art vif et amer.
Une chandelle sur la table
Éclairait d’un ton violet
L’atelier lugubre et minable
Meublé que d’un haut chevalet.
Le peintre des lieux sur sa chaise,
Avachi devant son tableau,
Sur son front couleur d’une fraise,
Un trou bien rond comme un anneau.
Le temps fond sur la plage
Au gré des sabliers
Des béquilles usées
Soutiennent son vieil âge.
Maintenant sur la mer
Comme des papillons
Voguent les pavillons
De son art vif et amer.
Il peignait des noix sur sa toile
Et des kiwis à ses côtés,
Une carambole en étoile
Et des litchis bien picotés.
Au sol, d’un objet noir et sombre,
Sortait une fumée dans l’ombre.
