Il ne reste rien
des champignons géants crevant l'atmosphère
des feux artificiels spectacles éphémères
sinon des pores nées ou à naître
dans les corps vivants
dont elles savent se repaître
obscurcissant leur temps
A Moruroa
le soleil distrait le ciel sans nuages
l'atoll se baigne en turquoise
Au seul sable échoit la plage
Aujourd'hui la nature pavoise
