Sidération
11
Je reste assis
Sur la berge des temps
Les pieds ballants
Au-dessus des épines
Que l'on jardine
En guise de Printemps.
Et je frémis
Les mains sur la poitrine
A l'hivernal
Enfer déjà présent
Selon les bruits
Dont tremble mon journal !
Ecoutons-les
Tant qu'il nous est permis
D'imaginer
L'oiseleur dans la nuit
Passant le guet
D'un Rubicon fatal:
Torrent de feu
Selon le son du cor
Je reste ici
Au milieu du décor:
Plus je ne veux
Résister à la mort !
Mais c'est alors
Que viennent me saisir
Mes souvenirs...
Sur la berge des temps
Les pieds ballants
Au-dessus des épines
Que l'on jardine
En guise de Printemps.
Et je frémis
Les mains sur la poitrine
A l'hivernal
Enfer déjà présent
Selon les bruits
Dont tremble mon journal !
Ecoutons-les
Tant qu'il nous est permis
D'imaginer
L'oiseleur dans la nuit
Passant le guet
D'un Rubicon fatal:
Torrent de feu
Selon le son du cor
Je reste ici
Au milieu du décor:
Plus je ne veux
Résister à la mort !
Mais c'est alors
Que viennent me saisir
Mes souvenirs...
"Pourquoi me craindrais-tu? Tu sais bien que je n'existe pas"
(André Gide, "Identification du démon", dans "Journal des faux-monnayeurs"
Des morceaux de bonheur
Je vous laisse choisir...
Et puis c'est dans le pleur
Qui compte pour du beurre
Qu'on laisse revenir,
Cuisinant l'avenir,
Un souvenir sauveur!
(André Gide, "Identification du démon", dans "Journal des faux-monnayeurs"
Des morceaux de bonheur
Je vous laisse choisir...
Et puis c'est dans le pleur
Qui compte pour du beurre
Qu'on laisse revenir,
Cuisinant l'avenir,
Un souvenir sauveur!
