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Musique au festival des pigments...
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Rouge et vert, noir, jaune et gris-bleu ;
Fondu, c’est le phasme du prisme,
Et sous les jeux du panthéisme
Des couleurs, l’œil jouit si le

Nuancier du Walhalla fée
Se dégrade en débâcle, abrupt
Condensé - mortuum caput -
D’une lumière balafrée.

Contrasté de tons contenus,
On devine un mélange parme
Et du blanc perce à chaque larme
Peinte par l’œil, de nos cils nus,

Dans la transparente tristesse
Des mélancoliques décors
Chamoisés, rallumant les corps
Atternis, où feule, tigresse,

Le feu fou, fauve et féminin.
Sous les ombres semblant éteintes,
Tant de chatoyantes étreintes,
De l’indigo jusqu’au carmin !

© Poème posté le 22/03/2022 par Salus

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