Images
3
(le raisin des sons)
Griffes
De grands arbres diffus
Qui s’agrippent au vent…
La couleur
Changeante, acide et vive,
Jaunes et blancs d’endive !
Pluie et froid
Le ciel d’eau pure au vent se pare
De tintements immaculés
Paraissant sons d’ukulélé !
Paysage
L’énorme nuit poissait la frondaison
En engluant sa blafarde noirceur
Sur les forêts, le monde, et sur mon cœur ;
Immensité…gigantesque prison !
Apocalypse
Le soleil enfle et prend tout l’horizon
La terre entière ondule, un ciel noir penche !
Et quelle singulière exhalaison
De souffre souffle un instant son poison ?
Au gouffre s’ouvre une ultime avalanche…
L’astre
Toi, tout autre ou tout une,
Fauve lampe commune,
Pupille aveugle, luis !
Seul feu vrai de nos nuits,
Séléné ! blanche ou brune,
Céruléenne lune !
Le goût du temps
Ballets étranges
Songes salés
Palais des anges
Acidulés
Sempiternel air
Eternelle mer
Relativité.
La mort.
Sans regarder, au bord du monde,
L’affreux fond faux de toute tombe,
Imaginant cette hécatombe,
Milliards, d’une âme vagabonde…
Tous, qui vécurent avant nous,
Long fleuve avalé par Kronos,
Dont il ne reste pas un os,
Annihilés
Dans un remous.
Folie
Elle est jaune, elle est rouge,
Elle est d’un bleu qui bouge,
Elle rage, elle est gouge,
Elle gruge et rembouge
Le tonneau des raisons
Du raisin de ses sons
Assassins, floraisons
Denses, flots, flux, foisons,
Kyrielles et cohues !
Apparition d’Harar
L’ombre tordue en cette autre ombre
Sur le théâtre projeté
Du cimetière au soir d’été,
Paraissait, d’un centaure sombre,
Le tableau vif sur le mur net.
Comme au tracé fuyant de l’oued
L’évocation de ce qui suinte,
Cette fugace forme peinte
D’un monstre en quelque labyrinthe
Est l’erre feinte du poète…
Griffes
De grands arbres diffus
Qui s’agrippent au vent…
La couleur
Changeante, acide et vive,
Jaunes et blancs d’endive !
Pluie et froid
Le ciel d’eau pure au vent se pare
De tintements immaculés
Paraissant sons d’ukulélé !
Paysage
L’énorme nuit poissait la frondaison
En engluant sa blafarde noirceur
Sur les forêts, le monde, et sur mon cœur ;
Immensité…gigantesque prison !
Apocalypse
Le soleil enfle et prend tout l’horizon
La terre entière ondule, un ciel noir penche !
Et quelle singulière exhalaison
De souffre souffle un instant son poison ?
Au gouffre s’ouvre une ultime avalanche…
L’astre
Toi, tout autre ou tout une,
Fauve lampe commune,
Pupille aveugle, luis !
Seul feu vrai de nos nuits,
Séléné ! blanche ou brune,
Céruléenne lune !
Le goût du temps
Ballets étranges
Songes salés
Palais des anges
Acidulés
Sempiternel air
Eternelle mer
Relativité.
La mort.
Sans regarder, au bord du monde,
L’affreux fond faux de toute tombe,
Imaginant cette hécatombe,
Milliards, d’une âme vagabonde…
Tous, qui vécurent avant nous,
Long fleuve avalé par Kronos,
Dont il ne reste pas un os,
Annihilés
Dans un remous.
Folie
Elle est jaune, elle est rouge,
Elle est d’un bleu qui bouge,
Elle rage, elle est gouge,
Elle gruge et rembouge
Le tonneau des raisons
Du raisin de ses sons
Assassins, floraisons
Denses, flots, flux, foisons,
Kyrielles et cohues !
Apparition d’Harar
L’ombre tordue en cette autre ombre
Sur le théâtre projeté
Du cimetière au soir d’été,
Paraissait, d’un centaure sombre,
Le tableau vif sur le mur net.
Comme au tracé fuyant de l’oued
L’évocation de ce qui suinte,
Cette fugace forme peinte
D’un monstre en quelque labyrinthe
Est l’erre feinte du poète…
