Voyageur dans un fauteuil
7
J’ai couru si souvent vers des terres lointaines
Quelques mondes perdus par-delà les forêts,
Parcourant les déserts, les étranges marais,
Rêvant de découvrir des îles par centaines.
J’ai visité des lieux et leurs fraîches fontaines
M’accoquinant parfois, dans de gais cabarets,
Aux truands de tout poil, portant mes intérêts
Vers de douteux plaisirs, des choses incertaines.
Toutes ces choses-la, je les ai faites un jour,
Qui sait, plus de cent fois ou lors d’un seul séjour,
Pour réchauffer mon corps et meubler ma mémoire.
Pourtant je continue, évitant chaque écueil,
À voyager ainsi, près d’un lit, une armoire
En visitant le monde, assis dans mon fauteuil.
Quelques mondes perdus par-delà les forêts,
Parcourant les déserts, les étranges marais,
Rêvant de découvrir des îles par centaines.
J’ai visité des lieux et leurs fraîches fontaines
M’accoquinant parfois, dans de gais cabarets,
Aux truands de tout poil, portant mes intérêts
Vers de douteux plaisirs, des choses incertaines.
Toutes ces choses-la, je les ai faites un jour,
Qui sait, plus de cent fois ou lors d’un seul séjour,
Pour réchauffer mon corps et meubler ma mémoire.
Pourtant je continue, évitant chaque écueil,
À voyager ainsi, près d’un lit, une armoire
En visitant le monde, assis dans mon fauteuil.
