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L'assaut de la Citadelle
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De la manipulation à la trahison

J'entends bien défendre ma liberté
Bec et ongles, tu peux être assurée.
Fréquenter qui je veux, comme je veux ;
Quant au qu'en dira t-on, pour moi très peu.
Mère supérieure des rayons
Ne pourra faire la dictée : ça non !

Avoir le chic d'aller, de s'introduire
Là où il ne faut pas : si, c'est possible !
Là où vous vîntes et où d'autres virent,
Qui jaseront ; c'est tellement risible.
Je défends... Han ! Notre belle amitié :
N'aies crainte, il n'y a là aucun péché.

Tu verras et me remercieras
A la fin, de t'avoir tirée de là
Par cette main tendue, la paume en l'air...
Ne point quérir ni faire de façons :
Ici j'entends mettre un terme et je ferre,
Clôture de toute discussion.

Tout flatteur sait convoler aux dépens
De celle qui trompe un autre et consent.
Voilà l'archiviste sans doute qui,
De toute angoisse enfin débarrassée,
Rit à la promesse du paradis.
Lui a son idée, n'en point dévier.

Têtu le rouquin, voleur de l'Aneth,
Le minet lui soulève les gambettes.
Je ne veux pas insister lourdement,
Disait-il, séducteur, candidement.
Ne crois-tu pas avoir exagéré ?
Ah ! C'est vie privée maintenant, non mais !

© Poème posté le 11/12/2021 par Besac

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