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Viol

Elle portait ses seize ans son sourire et sa grâce
et son cœur impatient attendait de vibrer.
Son corps en floraison portait tous ses espoirs
ses rêves étaient d'amour comme fleur au printemps.
Mais elle est là flétrie, piétinée à jamais,
sur le sol dur et froid d'une cave sordide.
Ses paupières entrouvertes ne voient que des gargouilles,
déversant leurs fantasmes sous un ciel de béton.
Ils ont quitté la place en se croyant des hommes,
pervertis, riant gras, en oubliant leur proie........

Levée péniblement, hagarde, dénudée
cherchant à se vêtir dans le noir de l'enfer,
lle n'a plus de cris, elle n'a plus de larmes,
elle voudrait quitter ce corps devenu sale......
Tous ses rêves d'amour, sa jeunesse joyeuse,
ont disparus ce soir, déchirés à jamais.
Sa saison de printemps est devenue hiver
et le vent froid s'engouffre en frissons de dégoût.

Cacher cette souillure, étouffer ses espoirs,
se faire ombre en été et essayer de vivre........

© Poème posté le 02/02/2008 par Ghis

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