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La valse
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Dans le tourbillon de l'amour incendiaire
Les deux amants valsent à corps éperdus
Dans la flamboyance des émois délétères
Qui divaguent dans les indécentes nues

Camille se fond dans l'éternel oubli
Des corps suspendus à la danse énivrée
Sa jupe prend vie sur son corps incendié
Et elle devient oiseau dans les bras aimés

La nuit n'est plus... Le jour éclot dans ses yeux
Elle boit sa vie dans le vertige débridé
Où elle se perd pour joindre l'éternité
Ils s'aiment dans l'irréalité en feu

Sur les ailes brisées du jour en partance
Elle rêve sa vie, il n'y a plus que lui
Sa passion diaprée confine à la folie
Et leurs sens éployés se noient dans l'outrance

Le temps troublé se dilue dans les ardeurs
Où ils vacillent irrésistiblement
En sombrant sur les pentes âpres des coeurs
Dans les clameurs impénétrables du temps
Ce poème est un hommage à Camille Claudel et à son oeuvre. Sa sculpture "La valse" que je trouve sublime m'a inspirée ces quelques vers.

© Poème posté le 05/11/2021 par Loren

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