La tasse
Dans l’indolence de sa brume
S’est diluée mon amertume,
Et la rondeur du bol de larmes
A étouffé son sourd vacarme.
A chaque lent tour de cuiller
Mon déboire se dissolvait,
Disparaissait dans la vapeur :
Je reprenais force et couleurs.
De mes doigts sûrs enserrant l’anse,
Avec aplomb, sans complaisance,
J’ai toisé au fond mon échec
Puis bu la potion d’un coup sec...
Quittant les bords de porcelaine,
Mes yeux débarrassés de peine
Redécouvraient par blocs l’espace,
Peu à peu refaisant surface.
Au dehors le soleil brillait
Du chant d’un oiseau sur la haie :
Depuis un buisson élastique,
Dans le vent valsait sa musique.
L’esprit et le regard gourmands
Je l’ai suivi gonflé d’audace,
Ouvrant mon cœur à deux battants,
Dans l’évier plein coulant la tasse.
S’est diluée mon amertume,
Et la rondeur du bol de larmes
A étouffé son sourd vacarme.
A chaque lent tour de cuiller
Mon déboire se dissolvait,
Disparaissait dans la vapeur :
Je reprenais force et couleurs.
De mes doigts sûrs enserrant l’anse,
Avec aplomb, sans complaisance,
J’ai toisé au fond mon échec
Puis bu la potion d’un coup sec...
Quittant les bords de porcelaine,
Mes yeux débarrassés de peine
Redécouvraient par blocs l’espace,
Peu à peu refaisant surface.
Au dehors le soleil brillait
Du chant d’un oiseau sur la haie :
Depuis un buisson élastique,
Dans le vent valsait sa musique.
L’esprit et le regard gourmands
Je l’ai suivi gonflé d’audace,
Ouvrant mon cœur à deux battants,
Dans l’évier plein coulant la tasse.
