Un roman de gare
3
Savez-vous mes amis
c’que j’apprends à midi ?
Qu’mon compère me compare
à un roman de gare
dont je s’rais l’héroïne !
Comme j’ai l’ouïe fine
j’ai su dans la cuisine
qu’il l’a dit à Hugo
là, devant le frigo…
Ça m’a mise en pétard
c’ mépris à mon égard
j’en ai pleuré des larmes
j’ai fait tant de vacarme
que tout’ la rue inquiète
est v’nue à ma fenêtre
pour savoir l’origine
de cette humeur chagrine !
J’ai chialé tout mon soul
et si je n’me soule
non, jamais d’habitude,
devant ma solitude
j’ai pris un remontant
j’avais le cœur battant
et mon âme si déçue !
J’ai saisi mon imper
regardé au travers
des carreaux d’ la fenêtre
j’ai aperçu Lucien
je sais qu’il m’aime bien
et moi ne le déteste…
C’est d’un pas plutôt leste
qu’illico l’ai rejoint
dans l’impasse du coin.
Je lui dis : dare-dare
conduis-moi à la gare
car c’est là-bas l’asile
des plus belles idylles !
Saisissant l’occasion
d’assouvir sa passion
Lucien me prend le bras
nous marchons d’un bon pas
et nous voilà aux portes
de cet endroit accorte
qui séduit tant de monde
et de bonheur inonde
les accrocs du voyage…
C’est en tournant les pages
d’un polar romantique
qu’on a eu le déclic
là j’ai vu mon destin
se retourner enfin
tout à mon avantage !
Je n’suis plus revenue
chez cet hurluberlu
car ici j’ai connu
Delly et ses apôtres
roman parmi les autres
que tout l’monde m’envie :
le roman de ma vie !
c’que j’apprends à midi ?
Qu’mon compère me compare
à un roman de gare
dont je s’rais l’héroïne !
Comme j’ai l’ouïe fine
j’ai su dans la cuisine
qu’il l’a dit à Hugo
là, devant le frigo…
Ça m’a mise en pétard
c’ mépris à mon égard
j’en ai pleuré des larmes
j’ai fait tant de vacarme
que tout’ la rue inquiète
est v’nue à ma fenêtre
pour savoir l’origine
de cette humeur chagrine !
J’ai chialé tout mon soul
et si je n’me soule
non, jamais d’habitude,
devant ma solitude
j’ai pris un remontant
j’avais le cœur battant
et mon âme si déçue !
J’ai saisi mon imper
regardé au travers
des carreaux d’ la fenêtre
j’ai aperçu Lucien
je sais qu’il m’aime bien
et moi ne le déteste…
C’est d’un pas plutôt leste
qu’illico l’ai rejoint
dans l’impasse du coin.
Je lui dis : dare-dare
conduis-moi à la gare
car c’est là-bas l’asile
des plus belles idylles !
Saisissant l’occasion
d’assouvir sa passion
Lucien me prend le bras
nous marchons d’un bon pas
et nous voilà aux portes
de cet endroit accorte
qui séduit tant de monde
et de bonheur inonde
les accrocs du voyage…
C’est en tournant les pages
d’un polar romantique
qu’on a eu le déclic
là j’ai vu mon destin
se retourner enfin
tout à mon avantage !
Je n’suis plus revenue
chez cet hurluberlu
car ici j’ai connu
Delly et ses apôtres
roman parmi les autres
que tout l’monde m’envie :
le roman de ma vie !
