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Rrrrrrouuuurrrouu
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Fientait libre un coulon, taguait à qui mieux mieux
Maculait de sa merde, oh ! tous les pare-brise
Fiançait la coulonne à la plume ocre, éprise
D’un « je ne mourrai pas, à quoi sert d’être vieux ? ».

Roucoulant, il coulait suçotant la cerise
En été ; l’hiver, morne, acceptait quelques dieux :
Ramier, blanche colombe et la paix, ces vœux pieux
D’hominidés minés par leur âcre âme en crise.

Souvent, il voletait en meute tel un rat,
Soumis au mythe, au groupe, à cet air scélérat
Qui le faisait jongler sur le toit d’une église,

Ou d’un minaret, mu par l’odeur d’une bise,
Une grégarité feinte, un artificiel
Passe-temps qui meublait ses ailes sous le ciel.

© Poème posté le 04/09/2021 par Lau

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