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La soudaine fin de l’oiseau
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Par chaudes saccades
La pourpre corolle s’épanouit
Du cœur du chant tranché
Dans la tête détachée
La baie noire et luisante,
Qu’à peine entre les paupières
L’on entrevoit encore,
Aspire l’ultime trait de lumière
Les rémiges battent
Les dernières molécules de ciel
Et dans un frémissement d’ailes
A jamais s’efface
Le frottement de vol
Dans la souple matière de l’air

© Poème posté le 29/08/2021 par Hurlevent

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