Dans les camions pressés
Au sortir de la ville,
Des femmes entassées
Forment des rangs dociles ;
D'assez loin on devine
Dans les regards absents,
La chaleur de l'usine,
Le travail harassant ;
Oubliées par la vie
Dans ces camions infâmes,
Elles n'ont plus d'envies
Ni de rêves de femme.
Et aux temples d'Angkor,
À des années-lumière,
Une apsara s'endort
Dans son décor de pierres.
