Le dinosaure qui pleurait
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Un jour dans la forêt
Je rencontrais un drôle d’animal
Avec des mains impressionnantes
Avec un dos énorme
Des pattes gigantesques
Des dents comme des épées
Un animal tout en pierre
Mais hélas le pauvre pleurait
Alors mon ami que se passe t-il lui dis-je
Il se passe me dit-il que je suis là
Figé depuis la nuit des temps
Incrusté dans la pierre
Incrusté dans ce sol depuis des millions d’années
Moi qui étais si fort
Moi qui était redouté
Moi qui croquais sans façons
Les autres animaux
Tous les végétaux de la terre
Me voilà immobile
Immobile sans un cri
Tout seul ici sans rien à faire
À voir passer les promeneurs
À voir passer les grands savants
Tandis que lui volète de branches en branches
Tandis que lui sourit au soleil du printemps
Lui mais qui est-ce donc lui
Eh bien voyons lui mon cousin le petit oiseau
Mon gentil descendant
Celui qui chante sous vos fenêtres
L’oiseau des vacances
Lui qui me croise tous les jours
Lui qui vous sourit tout le temps
Sans même dire bonjour
Ah ces descendants quels ingrats
Hélas mon vieil ami
Comme je vous comprends
Comme je vous entends
Par-delà les siècles
À qui le dites vous
Quels ingrats ces descendants
Je rencontrais un drôle d’animal
Avec des mains impressionnantes
Avec un dos énorme
Des pattes gigantesques
Des dents comme des épées
Un animal tout en pierre
Mais hélas le pauvre pleurait
Alors mon ami que se passe t-il lui dis-je
Il se passe me dit-il que je suis là
Figé depuis la nuit des temps
Incrusté dans la pierre
Incrusté dans ce sol depuis des millions d’années
Moi qui étais si fort
Moi qui était redouté
Moi qui croquais sans façons
Les autres animaux
Tous les végétaux de la terre
Me voilà immobile
Immobile sans un cri
Tout seul ici sans rien à faire
À voir passer les promeneurs
À voir passer les grands savants
Tandis que lui volète de branches en branches
Tandis que lui sourit au soleil du printemps
Lui mais qui est-ce donc lui
Eh bien voyons lui mon cousin le petit oiseau
Mon gentil descendant
Celui qui chante sous vos fenêtres
L’oiseau des vacances
Lui qui me croise tous les jours
Lui qui vous sourit tout le temps
Sans même dire bonjour
Ah ces descendants quels ingrats
Hélas mon vieil ami
Comme je vous comprends
Comme je vous entends
Par-delà les siècles
À qui le dites vous
Quels ingrats ces descendants
