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La Dernière Demeure
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La grille du cimetière d’une main j’ai poussé
Sous un ciel irisé de pigments argentés
Sous la lueur orangée d’un étrange lavis
À la tombée du soir, au crépuscule de ma vie

Combien me reste-t-il encore de jours ?
Combien me reste-t-il encore de nuits ?
Sur mon chemin combien de détours ?
Avant le dernier carrefour, le parcours infini ?

Avant que le grand arbre devant la lune qui luit
Capte mes mouvements, me cible comme proie
Que ses serres acérées fondent soudain sur Moi
Ne griffent mon écorce, que la sève me fuit

Les sens émerveillés devant tous ces reflets
Ces ombres retenues par ces filaments grisés
Ces fantômes endormis sous la terre gelée
Qui me parlent à demi dans leur souffle glacée

Des pleurs contenus dans les plantes endeuillées
Des clameurs de toutes ces vies à jamais pétrifiées
Me crient ou me susurrent, n’aie ni crainte, ni regret
Tu vécus passionnément, aimas et fut aimée.
"La vie est un bien perdu pour celui qui ne l'a pas vécue, comme il aurait voulu" Mihai Eminescu.
Je fais de cette phrase un crédo... La vie est belle, je vis intensément chaque seconde , afin de ne rien regretter quand ce jour viendra... Alors j'ose tout, j'assume tout.

© Poème posté le 09/04/2021 par Angieriquedm8

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