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Les branches de la nuit
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Le soir dort soucieusement sur l’instant.
Je n’entends que le sifflement du vent
D’un crépuscule qui vogue sur l’onde
Du bleu clair-obscur de chaque seconde.

Là-haut, la voile ronde de la lune
Epouse au ciel de son étoffe brune
Les contours définis de ma névrose
Prisonnière du souvenir des choses.

Dans ce sillon coule un peu de ma peine,
Un peu de mon sang, de sa coupe pleine.
Des fragments de mon cœur semblent sans bruit
S’empaler sur les branches de la nuit

Obscurcissant funestement l’instant.
Le vent a tu son faible sifflement…
Il n’est plus que des ténèbres sur l’onde
Où s’est figé le radeau des secondes.

© Poème posté le 24/03/2021 par Fregat

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