Un mouton qui vivait confiné mort de trouille
d’attraper le virus d’être pris par la patrouille
Isolé égaré sanglotait comme gribouille
Abandonné de tous ma vie part en quenouille
Pour complaire à des sots le cul bordé de nouilles
je me cache du soleil et de la pluie qui mouille
A écouter les cris d’orfraie de ses casse-couilles
Je dépéris mes membres s’ankylosent je rouille
Je gonfle j’aurai bientôt la tête comme une citrouille
Pendu à ma télé j’ai tout l’air d’une andouille
Avec les blancs nuages les femmes aiment me confondre
comme la mer fait des plis j’ai une riche toison
je fournis un lait riche de la laine à foison
Mais dois me laisser traire me taire et me faire tondre
Alain
Poème écrit par
Recreation
Le mouton
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Tous droits réservés © Poème posté le 23/03/2021 par Recreation
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