Visages
3
Tu sais à peine d’où tu viens
Que déjà, il te faut partir,
Ton regard brûle d'un désir,
Il ne veut pas mourir
Comme ce buisson ardent
Qui ne pourra se consumer
Sous ces rides si avides
De signer la fin du séjour.
Ne vole pas mes yeux,
Ils sont faits pour te contempler,
Laisse approcher mon visage,
Il sera ton reflet pieux
Et dans mon miroir amoureux
Ne se verra que ton image,
Laisse mes mains tremblantes
Ramasser les plis de ton ombre
Qui ne cesse de trébucher
Dans ces longs couloirs sombres
Où se cachent les années.
Et si l’on frappe à la porte
Surtout, ne vas pas ouvrir,
Le facteur que le vent porte
N'a plus de lettres à t'offrir,
Il vient chercher ton enveloppe,
Ton corps écrit comme un soupir
Dont l'auteur perd le souvenir,
Avec cet amour que nos visages
Ont façonné dans le silence
Tout au long d'un patient voyage.
De cet amour que nos visages
Ont partagé au cours des âges,
Restera longtemps ton image
Qui a séduit le temps qui passe
Jusqu'à en effacer la trace.
Que déjà, il te faut partir,
Ton regard brûle d'un désir,
Il ne veut pas mourir
Comme ce buisson ardent
Qui ne pourra se consumer
Sous ces rides si avides
De signer la fin du séjour.
Ne vole pas mes yeux,
Ils sont faits pour te contempler,
Laisse approcher mon visage,
Il sera ton reflet pieux
Et dans mon miroir amoureux
Ne se verra que ton image,
Laisse mes mains tremblantes
Ramasser les plis de ton ombre
Qui ne cesse de trébucher
Dans ces longs couloirs sombres
Où se cachent les années.
Et si l’on frappe à la porte
Surtout, ne vas pas ouvrir,
Le facteur que le vent porte
N'a plus de lettres à t'offrir,
Il vient chercher ton enveloppe,
Ton corps écrit comme un soupir
Dont l'auteur perd le souvenir,
Avec cet amour que nos visages
Ont façonné dans le silence
Tout au long d'un patient voyage.
De cet amour que nos visages
Ont partagé au cours des âges,
Restera longtemps ton image
Qui a séduit le temps qui passe
Jusqu'à en effacer la trace.
