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A une passante
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En ces temps, nous vivions tous les deux à Paris ;
Près de chez moi, sur le trottoir, je te croisais ;
Je crois bien avoir vu une fois ton souris,
Mais trop tendre étais-tu pour oser me toiser.

Tu étais jeune et de toi sûre. Tu marchais,
Élégante et si souple, avec l'air funambule
De celle qui sait plaire et n'a jamais cherché
A donner le tournis, au cœur qui déambule.

Tu parlais peu, mais j'entendais ton souffle chaud
Et ton œil me fixait, mêlant rire et tendresse ;
Je compris, ce jour là, qu'en le plus doux cachot,

Tu venais d'enfermer le nerf de ma faiblesse ;
Nous vécûmes longtemps, en emmêlant nos pattes.
Ah ! Qu'elle était jolie, cette petite chatte !

© Poème posté le 04/01/2021 par Jim

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