Douce heure
3
Ah! Mon Dieu, que je suis ravi
De nous voir, Dame, seuls ainsi,
Qu'ensemble par cette douce heure
Nous savourions quelques douceurs,
Ma mie pour être en appétit,
Nous nous coulons quelques oeillades
A nous boire avec tant d'envie
Que l'âme en extase s'évade.
Pas de place pour des discours
Pour témoigner de cet amour:
Un mot, deux phrases pour bagage
Et débuter notre voyage,
C'est la tendresse et le baiser
Sur ta peau lisse et satinée,
C'est le frisson de la caresse
Qui, léger, te frôle et paresse;
Les yeux fermés comme pour mieux
Chercher ce plaisir délicieux,
Bander les muscles de son corps
En contrôlant tous ses efforts,
Se concentrer sur la pensée
D'être avec toi l'instant donné
Et pour cela bien écouter
Ce désir qu'il nous faut dompter,
Un souffle, un geste, un va-et-vient
Sont des indices bien certains,
Un griffement d'ongle ou un cri,
Un soupir, c'est le paradis:
Le temps a suspendu sa course
A la patère de la grande ourse
Et dans les nues où nous logeons
L'éternité, nous côtoyons.
Ah! Mon Dieu, que je suis ravi
De nous voir, Dame, seuls ainsi,
Qu'ensemble par cette douce heure
Nous savourions quelques douceurs.
De nous voir, Dame, seuls ainsi,
Qu'ensemble par cette douce heure
Nous savourions quelques douceurs,
Ma mie pour être en appétit,
Nous nous coulons quelques oeillades
A nous boire avec tant d'envie
Que l'âme en extase s'évade.
Pas de place pour des discours
Pour témoigner de cet amour:
Un mot, deux phrases pour bagage
Et débuter notre voyage,
C'est la tendresse et le baiser
Sur ta peau lisse et satinée,
C'est le frisson de la caresse
Qui, léger, te frôle et paresse;
Les yeux fermés comme pour mieux
Chercher ce plaisir délicieux,
Bander les muscles de son corps
En contrôlant tous ses efforts,
Se concentrer sur la pensée
D'être avec toi l'instant donné
Et pour cela bien écouter
Ce désir qu'il nous faut dompter,
Un souffle, un geste, un va-et-vient
Sont des indices bien certains,
Un griffement d'ongle ou un cri,
Un soupir, c'est le paradis:
Le temps a suspendu sa course
A la patère de la grande ourse
Et dans les nues où nous logeons
L'éternité, nous côtoyons.
Ah! Mon Dieu, que je suis ravi
De nous voir, Dame, seuls ainsi,
Qu'ensemble par cette douce heure
Nous savourions quelques douceurs.
Musique de Jean-Pierre LOMBARD
