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Le froid
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Le fond de l'air se fait plus frais
Avec l'automne qui s'en va
Et le vent cinglant tel un fouet
Souffle moins le chaud que le froid
C'est bien l'hiver qui à grand train
Avec ses bises s'en revient.
C'est bien l'hiver qui là s'installe
Pour gripper jusqu'aux amygdales.

Les canards, les cygnes, les oies
Prennent tous leurs quartiers d'hiver
Quand Décembre jette son froid
Jusque dans le dos, les artères
Oui, c'est l'hiver qui, bien ancré,
Vient engourdir nos doigts d'onglée
Et pour ne pas être transis
On se confine en nos logis.

La tuile en ces froids de loup gèle,
A pierre fendre, les joncs se pèlent
Et comme à être en accordailles
Les miches, les meules se caillent.
C'est bien l'hiver qui, en grand maître,
Met à mal jusqu'aux thermomètres.
C'est bien l'hiver dont les rigueurs
Mettent en suspens tous les labeurs.


Par bonheur, les yeux sont indemnes
Pour garder le bon sens pérenne.
Lors la tête froide et le sang
On conserve tout son allant.
C'est bien l'hiver qui, en grand maître,
Œuvre avec sa trêve au renaître.
Pour qu'emplie de forces nouvelles
La vie reprenne de plus belle.


© Poème posté le 02/12/2020 par Louis Vibauver

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