Retour au pays
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Si l’on croit les rumeurs qui courent les gazettes
L’armistice est signé, nos gars vont revenir !
L’horreur ne sera plus qu’un mauvais souvenir,
Et la guerre un fantôme à mettre aux oubliettes.
Mais dans quel état nous rendra-t-on nos maris ?
Sauront-ils nous sourire en toute confiance ?
Pourront-ils, comme avant, ouïr dans le silence
Le battement de nos cœurs si longtemps meurtris ?
Femmes, séchons nos pleurs et préparons la fête.
Une chose est certaine : ils auront tous grand' faim.
Accueillons nos héros, tirons le dernier vin,
Pétrissons le bon pain, enfournons la galette.
Quand ils seront repus, c’est au creux d’un vrai lit
Qu’ils pourront s’endormir en toute quiétude.
Que la paix redevienne une douce habitude
Et l’affreux cauchemar s’estompe dans l’oubli !
L’armistice est signé, nos gars vont revenir !
L’horreur ne sera plus qu’un mauvais souvenir,
Et la guerre un fantôme à mettre aux oubliettes.
Mais dans quel état nous rendra-t-on nos maris ?
Sauront-ils nous sourire en toute confiance ?
Pourront-ils, comme avant, ouïr dans le silence
Le battement de nos cœurs si longtemps meurtris ?
Femmes, séchons nos pleurs et préparons la fête.
Une chose est certaine : ils auront tous grand' faim.
Accueillons nos héros, tirons le dernier vin,
Pétrissons le bon pain, enfournons la galette.
Quand ils seront repus, c’est au creux d’un vrai lit
Qu’ils pourront s’endormir en toute quiétude.
Que la paix redevienne une douce habitude
Et l’affreux cauchemar s’estompe dans l’oubli !
