Il faut d'abord en saisir le trait
Qui dans la chambre endormie se glisse
Sur l'aile de l'aurore complice.
Là, le vêtir du chant des oiseaux,
De la clarté libre des ruisseaux,
Du scintillement de la rosée
Parmi l'herbe folle ébouriffée.
Dessiner la naissance des fleurs
Et le foisonnement des senteurs
Sur la danse des tiges graciles,
En des touches de couleurs fragiles.
Ne pas oublier les papillons,
Le son d'une cloche et les sillons,
Les talus pleins d'abeilles rapides
Et quelques nuages blancs, limpides.
Alors, sur le rebord du matin,
Ouvrir les yeux, les volets enfin,
Puis laisser, tel un chat qui s'étire,
Entrer le soleil … Et lui sourire
