Le feu de la Saint Jean,
Ses flammes vers les cieux
Et un tout jeune enfant,
Le regard vers le feu.
Planté juste devant
Son corps est immobile,
Il pleure lentement
Quand les torches défilent.
Personne ne l'entend
Au milieu de la danse,
Personne ne l'attend
Dans cette nuit de transe.
La paille sur les champs
Est encore à sécher,
Les larmes de l'enfant
Inondent le bûcher.
Il regarde les grands
Danser à perdre haleine
Puis il part en courant
Le cœur empli de peine.
Dans la nuit on entend
Le cri des étincelles
Et celui d'un enfant
Qui est tombé du ciel.
