Ronde de nuit
4
Autour de la maison endormie
Sous le ciel piqueté d’étoiles,
Le petit monde de la nuit s’agite
Et bruisse dans l’obscurité propice.
Une chouette, perchée sur un piquet,
Hulule en battant silencieusement des ailes
Tandis qu’un chat s’est tapi, à l’affût,
Espérant attraper quelque souris.
Un hérisson, armé de ses piquants,
S’en va en trottinant vers le potager
Où un escargot est tout occupé
A dévorer méticuleusement une salade.
Attiré par les fruits rouges et charnus,
Un lérot escalade prestement le cerisier
Au pied duquel un lapin, nez frétillant,
S’est mis en quête de pissenlits juteux.
Dans l’herbe, les vers luisants
Brillent comme des étincelles féeriques
Alors qu’une chauve-souris fend l’air
De son vol fulgurant et zigzagant.
Alléché par les poules dormant
Dans leur petite cabane de planches,
Un renard, sans un bruit,
Se joue de la clôture protectrice…
Et lance l’attaque.
Le caquetage de la volaille paniquée
Brise le silence, sonne l’alerte.
La lumière de la maison s’éclaire
Et des lampes parcourent le jardin.
Tant de bruit, tant de clarté soudain!
Effrayé, dérangé dans ses habitudes,
Le petit monde de la nuit, surpris,
Se fige, se cache, se terre, s’enfuit, s’envole.
Sous le ciel piqueté d’étoiles,
Le petit monde de la nuit s’agite
Et bruisse dans l’obscurité propice.
Une chouette, perchée sur un piquet,
Hulule en battant silencieusement des ailes
Tandis qu’un chat s’est tapi, à l’affût,
Espérant attraper quelque souris.
Un hérisson, armé de ses piquants,
S’en va en trottinant vers le potager
Où un escargot est tout occupé
A dévorer méticuleusement une salade.
Attiré par les fruits rouges et charnus,
Un lérot escalade prestement le cerisier
Au pied duquel un lapin, nez frétillant,
S’est mis en quête de pissenlits juteux.
Dans l’herbe, les vers luisants
Brillent comme des étincelles féeriques
Alors qu’une chauve-souris fend l’air
De son vol fulgurant et zigzagant.
Alléché par les poules dormant
Dans leur petite cabane de planches,
Un renard, sans un bruit,
Se joue de la clôture protectrice…
Et lance l’attaque.
Le caquetage de la volaille paniquée
Brise le silence, sonne l’alerte.
La lumière de la maison s’éclaire
Et des lampes parcourent le jardin.
Tant de bruit, tant de clarté soudain!
Effrayé, dérangé dans ses habitudes,
Le petit monde de la nuit, surpris,
Se fige, se cache, se terre, s’enfuit, s’envole.
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