Le pangolin
C’est bien connu
Est très câlin
Et vit tout nu
Il est de même
Très très coquin
Et quand il aime
C’est un faquin
Qui sans vergogne
Chaque nuitée
Sa mie besogne
Sans s’arrêter
Or gente dame
Depuis toujours
C’est là son drame
Au rut d’amour
A préférence
Pour poésie
Et belle danse
Et fantaisie
Lors notre rose
Se dit : je cesse
D’être sa chose
Chacun ses fesses
Moi Pangoline
Plutôt jouer
D' la mandoline
Pour m'enchanter
Le temps qu’il faut
Toute la nuit
Point trop n'en faut
Mais sans ennui
Le pangolin
Tout esseulé
Devint chagrin
Fut bien sonné
Dans la forêt
Il se perdit
De trop pleurer
Il se pendit
A un bouleau
Triste destin
Où les corbeaux
Font leur festin
Or donc amants
Au jeu d’amour
Prenez le temps
De fair la cour
Soyez galants
Soyez poètes
Soyez ardents
Soyez la fête
Soyez le vent
Soyez la danse
Soyez le chant
La vie immense
Or donc amants
Bien trop coquins
Pensez souvent
Au pangolin
Sinon chassés
Abandonnés
Le cœur cassé
Vous finirez
Comme un lapin
Dans un fait-tout
Avec du thym
Voilà c'est tout
