Le matérialiste
A compter des gerçures de l’hiver
J’embrasserai l’aumône pour te plaire,
Banni pour mes caprices répétés,
Autant de blessures dans ta gaieté.
A compter des gerçures de l’hiver
J’embrasserai l’aumône pour te plaire,
Que je sois maudit pour t’avoir brimé,
D’avoir hurlé pour ce sol abimé.
A compter des gerçures de l’hiver
J’embrasserai l’aumône pour te plaire,
Tu me feras fouetté par des billets,
Qu’ils marquent de honte mes bras douillets !
A compter des gerçures de l’hiver
J’embrasserai l’aumône pour te plaire.
Démuni ; pour seul refuge un tunnel,
Au noir se repentiront mes prunelles.
Quand il vénère le poids des corbeilles
Il ne chante pas l’abstrait des merveilles,
Rimeur ou poète qu’importe la sorte
Son échappatoire restera morte.
J’embrasserai l’aumône pour te plaire,
Banni pour mes caprices répétés,
Autant de blessures dans ta gaieté.
A compter des gerçures de l’hiver
J’embrasserai l’aumône pour te plaire,
Que je sois maudit pour t’avoir brimé,
D’avoir hurlé pour ce sol abimé.
A compter des gerçures de l’hiver
J’embrasserai l’aumône pour te plaire,
Tu me feras fouetté par des billets,
Qu’ils marquent de honte mes bras douillets !
A compter des gerçures de l’hiver
J’embrasserai l’aumône pour te plaire.
Démuni ; pour seul refuge un tunnel,
Au noir se repentiront mes prunelles.
Quand il vénère le poids des corbeilles
Il ne chante pas l’abstrait des merveilles,
Rimeur ou poète qu’importe la sorte
Son échappatoire restera morte.
