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L'oisillon et l'épervier

Un oisillon perché dans les hautes futaies
chantait comme chaque journée.

Un épervier le vit, et, comme la faim lui prit
pour le manger fondit sur lui.

Se voyant là mourir, l'oiseau dans un soupir
lui dit de le laisser partir.

Alléguant qu’il n’était pas bien gras pour combler
le ventre d’un tel affamé.

Que celui-ci devait, pour son ventre caler,
des plus gros que lui attraper.

L’épervier répliqua : « Mais je serais bien fat
si je lâchais ainsi mon plat !

Je serais dépourvu de courir éperdu
après ce qui n’est pas en vue ».

Moralité !...
Il n'est pas raisonnable espérant plus grands biens
de laisser échapper ce qu'on a sous la main.

Tous droits réservés © Poème posté le 03/10/2007 par Sandipoete

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