Cheminée
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Une cheminée, mais pour quoi faire ?
Il n’y a plus de charbon,
Il n’y a plus beaucoup d’usines
Les rares qui restent sont électriques.
Plus de cheminées donc dans nos usines.
Les trains, depuis longtemps déjà
Sont électriques eux aussi.
Ils n’ont plus de cheminées
Pour rejeter à grand bruit
Des nuages de vapeur et de suie.
Et dans nos immeubles modernes
Les logements sont trop petits
Pour avoir un âtre et un bucher.
Personne ne voudrait plus monter les buches ;
Le syndic interdirait qu’on salisse l’ascenseur.
Plus de cheminées donc dans nos immeubles.
A la campagne, dans les vieilles masures,
La gazinière ou la cuisinière au bois
Ont gagné leur place dans l’âtre,
Le conduit a été condamné pour garder la chaleur.
Le jambon ne peut plus s’y faire.
On l’achètera dans les grandes surfaces.
Plus de cheminées donc dans nos maisons.
Dieu soit loué, il reste quelques demeures
Occupées par des bourgeois
Où on fait encore de belles flambées
Mais elles sont si dispersées
Qu’il n’est pas possible de les desservir.
Le Père Noël ne peut entrer nulle part
Pour gâter enfants et parents.
A présent, il nous faut acheter les cadeaux
Qu’il livrait au milieu de la nuit.
Heureusement qu’il y a Internet
Et notre ordinateur
Pour nous faire encore un peu rêver.
Il n’y a plus de charbon,
Il n’y a plus beaucoup d’usines
Les rares qui restent sont électriques.
Plus de cheminées donc dans nos usines.
Les trains, depuis longtemps déjà
Sont électriques eux aussi.
Ils n’ont plus de cheminées
Pour rejeter à grand bruit
Des nuages de vapeur et de suie.
Et dans nos immeubles modernes
Les logements sont trop petits
Pour avoir un âtre et un bucher.
Personne ne voudrait plus monter les buches ;
Le syndic interdirait qu’on salisse l’ascenseur.
Plus de cheminées donc dans nos immeubles.
A la campagne, dans les vieilles masures,
La gazinière ou la cuisinière au bois
Ont gagné leur place dans l’âtre,
Le conduit a été condamné pour garder la chaleur.
Le jambon ne peut plus s’y faire.
On l’achètera dans les grandes surfaces.
Plus de cheminées donc dans nos maisons.
Dieu soit loué, il reste quelques demeures
Occupées par des bourgeois
Où on fait encore de belles flambées
Mais elles sont si dispersées
Qu’il n’est pas possible de les desservir.
Le Père Noël ne peut entrer nulle part
Pour gâter enfants et parents.
A présent, il nous faut acheter les cadeaux
Qu’il livrait au milieu de la nuit.
Heureusement qu’il y a Internet
Et notre ordinateur
Pour nous faire encore un peu rêver.
