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Sonnet mélancolique
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Quand je vous vois passer en longs cortèges sombres,
Vous, anciennes pensées qui rejoignaient les ombres,
Fantômes de l’oubli, ce fossoyeur du temps
Et sa pioche sifflante aux coups assourdissants,

Je voudrais retenir au moins quelques secondes,
Les ivresses rêvées dans ces heures fécondes
Où rayonnait serein aux champs de l’infini,
Tout en se balançant, ce soleil rajeuni.

Les jours s’éternisaient en nonchalants nuages
Et les nuits chuchotaient les lourds secrets des mages
A mon cœur ébahi de ces précieux présents,

Maintenant, sur ce banc qu’ont rouillé les années,
Je contemple là-haut l’étoile consternée
Qui frémit par instant puis s’éteint lentement.
Car, n'est-pas du luxe que de rêver à nos meilleures années?

© Poème posté le 15/09/2019 par Banniange

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