Poème d'une nuit passée
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Allongé dans mon lit et ne pensant qu’à toi
Un besoin des plus vifs me traversa le corps
Je voulais t’attraper et te serrer très fort
Car de la nuit passée j’avais encore l’émoi
Tu vins la nuit tombée et sonore mais calme
Dans mon lit sans retard tu m’imposas ton jeu
Tous tes picotements provoquèrent un feu
Qui aurait en l’enfer obtenu une palme
Venant de nulle part, soudainement réel,
Sans l’ombre d’une gêne ou d’une retenue
Tu te couchas sur moi collé à mon corps nu
Sans éveiller pourtant un attrait sensuel.
Ayant perçu alors ma grande indifférence
Tu me mordis hélas sans le moindre remord
Cela me rendit fou et depuis je ne dors
Que d’un sommeil troublé par ta concupiscence.
Au lever du soleil tu avais disparu
Je te cherchai partout et longtemps sans succès
Seuls les draps témoignaient de nocturnes excès
Le jour avait gommé tes désirs incongrus
Mon corps portant toujours marques de ta visite
Rendait fort peu probable le fait que je t’oublie
Je voulus faire cesser les excès accomplis
En attendant le soir une éventuelle suite.
Épiant nuitamment l’impudeur noctambule
Je t’attrape en plein vol avec vélocité,
Sale moustique de merde, et avec volupté
D’un geste rancunier je te démantibule.
