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Le Mundus Novus d’Amerigo Vespucci
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Lorsqu’on te donna le prénom de Vespucci,
Navigateur ayant démontré le premier
Que Christophe Colomb s’était bien fourvoyé,
Mieux que les Indes, tu semblais un paradis.

Hélas l’Eldorado devint vite l’enfer,
Tes habitants parqués dans d’ignobles enclaves,
Ton sol souillé du sang d’innombrables esclaves,
Tes trésors pillés à coups de fouets et de fer.

De la Patagonie au détroit de Beaufort,
Les grands des cours d’Europe apposèrent leurs sceaux.
Ils découpèrent tes espaces en morceaux,
D’abord dévalisés puis laissés à leur sort.

Mais tu permis aussi d’enjoliver l’Histoire :
Terre d’asile des fuyards du Mayflower,
Révolte pacifique du flower-power,
Mécène de génies qui forgèrent ta gloire.

Le vieux monde enlisé dans de sombres dédales
Louche sur ta jeunesse affranchie de tabous
En même temps qu’il craint l’avènement de fous
Dont les déclarations sont autant de scandales.

Amerigo, toi le parrain du nouveau monde,
De là-haut es-tu fier de ce qu’est devenu
Ce territoire indien si longtemps méconnu :
Le « soi-disant » leader de la planète ronde ?
Pour ceux que l’histoire du « Mundus Novus » et l’origine du nom Amérique intéressent :
http://www.americas-fr.com/histoire/vespucci.html

© Poème posté le 12/03/2019 par Oxalys

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