L'écho des éléphants
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La soif est si longue, et si certain
Le pas des troupeaux du fond des âges,
Lui que n'abusent pas les mirages ;
Le fleuve, là-bas, est si serein
Sous le ciel où s'essouffle le Temps,
Que vibre la savane, altérée,
Harassée, desséchée, étirée,
Dans l'écho profond des éléphants.
Le chemin immuable conduit
La harde dans la poussière lente,
L'Aînée a pris la tête, prudente,
Elle sait ... Et la tribu la suit ...
Les rivages sont là, bienfaisants,
Car ne ment jamais l'Eau ancestrale
Où la chaleur éblouie s'étale,
Sous l'écho vaste des éléphants.
Saison après saison reviendront
Les troupeaux, sentinelles des âges,
Esprits où demeurent ces rivages,
Car la soif est brûlante, où s'en vont
Les jours de la savane, à pas lents,
Les mirages vibrants et fébriles,
L'air ébloui des ciels immobiles
Et l'écho lointain des éléphants.
Le pas des troupeaux du fond des âges,
Lui que n'abusent pas les mirages ;
Le fleuve, là-bas, est si serein
Sous le ciel où s'essouffle le Temps,
Que vibre la savane, altérée,
Harassée, desséchée, étirée,
Dans l'écho profond des éléphants.
Le chemin immuable conduit
La harde dans la poussière lente,
L'Aînée a pris la tête, prudente,
Elle sait ... Et la tribu la suit ...
Les rivages sont là, bienfaisants,
Car ne ment jamais l'Eau ancestrale
Où la chaleur éblouie s'étale,
Sous l'écho vaste des éléphants.
Saison après saison reviendront
Les troupeaux, sentinelles des âges,
Esprits où demeurent ces rivages,
Car la soif est brûlante, où s'en vont
Les jours de la savane, à pas lents,
Les mirages vibrants et fébriles,
L'air ébloui des ciels immobiles
Et l'écho lointain des éléphants.
Inspiré et sous-tendu par cette vibration basse que font entendre
les matriarches et les autres éléphantes, et par laquelle les hardes communiquent
sur de longues distances
les matriarches et les autres éléphantes, et par laquelle les hardes communiquent
sur de longues distances
