Sans sillage, elle affleure,
ou tout au moins s’esquisse,
en haut de sa demeure,
en quête de délice.
Cette sève montante,
afin d'être cueillie,
éveille l’eau dormante
et s’y épanouit.
Avant toute liaison,
elle exige de moi
un peu moins de raison
et une vague au doigt.
Ignorant qui elle est,
je demande son nom,
mais son souffle est muet
et l’écho a dit : « non ».
Jusqu’à ce qu’une larme,
que j’avais retenue,
en tombant comme une arme
déflore l’inconnue.
Poème écrit par
Philippe MARTINEAU
Naïade
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Tous droits réservés © Poème posté le 13/01/2019 par Philippe MARTINEAU
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