Naïade
2
La voici qui affleure,
ou tout au moins s’esquisse,
un peu comme une fleur
échappée des abysses.
Cette sève montante,
qu’aucun jour n’a cueillie,
éveille l’eau dormante
et s’y épanouit.
Avant toute liaison,
elle exige de moi
un regard de saison
et une vague au doigt.
Ignorant qui elle est,
je demande son nom,
mais son souffle est muet
et l’écho a dit : « non ».
Jusqu’à ce qu’une larme,
que j’avais retenue,
en tombant comme une arme
déflore l’inconnue.
ou tout au moins s’esquisse,
un peu comme une fleur
échappée des abysses.
Cette sève montante,
qu’aucun jour n’a cueillie,
éveille l’eau dormante
et s’y épanouit.
Avant toute liaison,
elle exige de moi
un regard de saison
et une vague au doigt.
Ignorant qui elle est,
je demande son nom,
mais son souffle est muet
et l’écho a dit : « non ».
Jusqu’à ce qu’une larme,
que j’avais retenue,
en tombant comme une arme
déflore l’inconnue.
