La sirène et la harpe
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Quand les beaux fils dorés de la harpe sacrée
Fendent les flots amers comme vaisseau lancé
A la lyre se lie dans un délire fou
La main de la sirène gracile qui joue
Cheveux en liane d'algue, elle rit dans le vent
Portant au doigt la bague à l'écusson charmant
Se mêlent à son chant des coups tonitruants
Du tonnerre grondant par-dessus les falaises
Elle garde le cap et cinglant est son dièse
Ses écailles d'argent frémissent dans la mer
Du vent point trop amer, l'atmosphère est légère
Au plus profond des flots, elle vient d'enterrer
Les restes des marins à jamais dévorés.
Mâcha
5/01/2019
