Mélodies
4
Violente sera la naissance
Et pourtant le coït fut beau
Entre le soleil et les flots
Clapotis d'une main qui glisse
Contre un corps mouillé de délices
Embrassements et convulsions
Un volcan entre en éruption
Des spasmes divins se dessinent
En vagues bleues et tourbillons
La mer calme enfin sa passion
Du sel, de l'eau, des perles fines
Le berceau des algues marines
Et le soleil à l'horizon
Puis la lune et ses pamoisons
Le temps s'égrène sous les eaux
Bien à l'abri des grands bateaux
La mer balance le berceau
Puis contre un mur de coquillages
Loin de la murène sauvage
Dans la grotte aux mille coraux
Grandit le plus beau des joyaux
Cheveux noués en torsades d'or
Buste radieux, marmoréen
La plus belle chute de reins
Pour émerveiller les humains
Mais la sirène désespère
De marcher un jour sur la terre
Pourra t' elle naître à l'amour
Où viendra t' elle sous la lune
Chanter à tous son infortune ?
Si le chant des sirènes est beau
C'est qu'il est mêlé de sanglots !
O sirène, chante à la lune
Le récit de tes infortunes
Tandis que suavement les flots
Accompagnent tes longs sanglots...
Mais foin des regrets inutiles
De larmes resalant la mer
Il n’est point de gouffres amers
Pour notre sirène mutine
L’amour élève son flambeau
Quand la belle glisse sous l’eau
Belle à damner les bigorneaux
Belle à apaiser les tempêtes
Les seins hauts et les reins cambrés
La tête couronnée d’écume
Elle descend chercher sa plume
Pour inviter tous les marins
À venir partager son bain
À plonger dans sa solitude
C’est pour elle une certitude :
Les chemins de la volupté
Savent prendre d’autres sentiers
Que les pâles routes terrestres !
( les sirènes sont ambidextres ...)
Et pourtant le coït fut beau
Entre le soleil et les flots
Clapotis d'une main qui glisse
Contre un corps mouillé de délices
Embrassements et convulsions
Un volcan entre en éruption
Des spasmes divins se dessinent
En vagues bleues et tourbillons
La mer calme enfin sa passion
Du sel, de l'eau, des perles fines
Le berceau des algues marines
Et le soleil à l'horizon
Puis la lune et ses pamoisons
Le temps s'égrène sous les eaux
Bien à l'abri des grands bateaux
La mer balance le berceau
Puis contre un mur de coquillages
Loin de la murène sauvage
Dans la grotte aux mille coraux
Grandit le plus beau des joyaux
Cheveux noués en torsades d'or
Buste radieux, marmoréen
La plus belle chute de reins
Pour émerveiller les humains
Mais la sirène désespère
De marcher un jour sur la terre
Pourra t' elle naître à l'amour
Où viendra t' elle sous la lune
Chanter à tous son infortune ?
Si le chant des sirènes est beau
C'est qu'il est mêlé de sanglots !
O sirène, chante à la lune
Le récit de tes infortunes
Tandis que suavement les flots
Accompagnent tes longs sanglots...
Mais foin des regrets inutiles
De larmes resalant la mer
Il n’est point de gouffres amers
Pour notre sirène mutine
L’amour élève son flambeau
Quand la belle glisse sous l’eau
Belle à damner les bigorneaux
Belle à apaiser les tempêtes
Les seins hauts et les reins cambrés
La tête couronnée d’écume
Elle descend chercher sa plume
Pour inviter tous les marins
À venir partager son bain
À plonger dans sa solitude
C’est pour elle une certitude :
Les chemins de la volupté
Savent prendre d’autres sentiers
Que les pâles routes terrestres !
( les sirènes sont ambidextres ...)
Sur les conseils d'Alain ( Récréation ) j'ai écrit pour ce poème une fin un peu plus tonique, fouettée d'embruns et d'écume iodée et qui ouvre le champ aux imaginations en tout genre...en amour il faut savoir sortir des sentiers battus, et les sirènes pour cela sont de bon conseil !
