Le Carroussel et ses pèlerinages
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Rayons pailletés sur le paysage
le soleil agrémente le feuillage.
Et les yeux mi-clos encore éblouis,
Des parents se sont endormis.
Sur la place ronronne le manège,
Les chevaux de bois caracolent,
Toupies rouge d'or et de beige,
Miroitent sous la lumière argentée.
Les enfants se bousculent de grand cœur,
Pères et mères soudain sont réveillés
Venez ! La fête reprend son ardeur
Et sur le manège voulons monter !
Auréoles! Lumières, et clignent les paupières,
De faux cieux constellés scintillent,
resplendissent les miroirs du limonaire,
Tandis que se diabolisent les filles,
On aspire à la fraîcheur du boire
Dans l'ombre au, creux des grands chênes,
Tandis que les échoppes s'animent le soir,
Une boîte à musique, pleure ses rengaines.
Sur la grand place le jour décline,
On se rafraîchit, et l'on palabre,
C'est l'heure où s'animent les vitrines,
Les villageois se regroupent sous les arbres.
Et, dans un coin de l'esplanade,
Pour les enfants, les yeux gourmands
On distribue des limonades,
Et des ballons qui volent au vent.
Une brise se lève, la soirée s'achève,
L'orage monte et fait fuir le monde,
Dans la cacophonie du tonnerre,
On voit les chevaux qui se libèrent.
Bruyante et ultime farandole,
Le carroussel, prend son envol,
Et c'est ainsi que de places en places,
Les gens du Voyage se déplacent.
Souvenirs des fêtes itinérantes de villages, en Bourgs et quartiers des villes !
